Un métier au cœur de l'humain

L’aide-soignant(e) est un professionnel de santé qui accompagne les personnes dans les gestes de la vie quotidienne et réalise des soins essentiels, auprès d’un nouveau-né comme d’une personne âgée, à l’hôpital comme à domicile. C’est le soignant le plus présent auprès du patient : celui qui observe, qui rassure, qui repère le détail qui change.

À l’Institut Simone Veil, nous formons des professionnels compétents et humains, porteurs des valeurs qui guident notre pédagogie : le respect, l’empathie, l’équité, l’authenticité, la solidarité et la responsabilité. Devenir aide-soignant(e), c’est choisir un métier concret, exigeant, et profondément porteur de sens.

Que fait un(e) aide-soignant(e) au quotidien ?

L’aide-soignant(e) exerce dans le cadre du rôle propre de l’infirmier, en collaboration avec lui et sous sa responsabilité (article R. 4311-4 du Code de la santé publique). Son activité s’organise autour de trois missions définies par le référentiel :

  • Accompagner la personne dans les activités de sa vie quotidienne et sociale, dans le respect de son projet de vie : soins d’hygiène et de confort, aide aux repas, installation, déplacements, maintien du lien social.
  • Collaborer au projet de soins personnalisé dans son champ de compétences : observation clinique, mesure des paramètres vitaux, participation aux soins, transmission des informations recueillies.
  • Contribuer à la prévention des risques et au raisonnement clinique interprofessionnel : repérage des fragilités, prévention des chutes, des escarres, de la dénutrition, hygiène et sécurité de l’environnement de soin.

Deux natures de soins coexistent : les soins courants, dits « de la vie quotidienne », réalisés sous le contrôle de l’infirmier auprès de personnes dont l’état de santé est stabilisé ; et les soins aigus, réalisés en collaboration avec l’infirmier, en unité sanitaire, durant la phase aiguë d’un état de santé.

Les compétences de l'aide-soignant(e)

La formation, définie par l’arrêté du 10 juin 2021 modifié, s’organise autour de cinq blocs de compétences qui structurent l’exercice du métier :

  1. Accompagnement et soins de la personne dans les activités de sa vie quotidienne et de sa vie sociale.
  2. Évaluation de l’état clinique et mise en œuvre de soins adaptés en collaboration avec l’infirmier.
  3. Information et accompagnement des personnes et de leur entourage, des professionnels et des apprenants.
  4. Entretien de l’environnement immédiat de la personne et des matériels liés aux activités de soins.
  5. Travail en équipe pluri-professionnelle et traitement des informations liées aux soins, à la qualité et à la gestion des risques.

Ces cinq blocs regroupent 11 compétences à acquérir et correspondent à 5 domaines d’activités du métier.

Le diplôme d’État d’aide-soignant est enregistré au niveau 4 du cadre national des certifications professionnelles (fiche RNCP 40692). Il s’obtient par la validation de l’ensemble des cinq blocs de compétences.

Les qualités attendues

Le métier d’aide-soignant(e) mobilise autant de savoir-faire technique que de qualités humaines :

  • le sens de l’écoute, de la relation et de la bientraitance ;
  • une réelle capacité d’observation, pour repérer et transmettre ce qui change ;
  • la rigueur dans le respect des protocoles d’hygiène et de sécurité ;
  • le goût du travail en équipe ;
  • la résistance physique et psychologique ;
  • la discrétion professionnelle et le respect du secret professionnel.
Où exerce-t-on ?

Le diplôme d’État d’aide-soignant ouvre l’accès à une grande variété de structures et de publics :

  • En établissement de santé : centres hospitaliers, cliniques, services de médecine, chirurgie, urgences, soins de suite et de réadaptation, santé mentale.
  • En structure médico-sociale : EHPAD, foyers d’accueil médicalisés, maisons d’accueil spécialisées, établissements accueillant des personnes en situation de handicap.
  • À domicile : services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), hospitalisation à domicile (HAD), services d’aide et d’accompagnement à la personne.

L’emploi est immédiatement disponible sur l’ensemble du territoire, et la mobilité entre secteurs est possible tout au long de la carrière.

Des perspectives d'évolution réelles
  • Le diplôme d’aide-soignant n’est pas une fin de parcours. Plusieurs voies d’évolution sont accessibles, souvent en cursus partiel grâce aux équivalences de compétences :

    • Infirmier(e) diplômé(e) d’État, par Parcoursup pour les titulaires du baccalauréat, ou par la formation professionnelle continue après trois années de cotisation à un régime de protection sociale ;
    • Auxiliaire de puériculture, sur dossier et entretien, en cursus partiel ;
    • Assistant(e) de soins en gérontologie (ASG), formation de 140 heures pour les aides-soignants intervenant auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés ;
    • Tuteur(trice) de stage, pour accompagner les élèves aides-soignants en milieu professionnel.

    Ces deux dernières formations sont proposées au sein même de notre Institut.

La profession offre par ailleurs un excellent taux d’insertion professionnelle : l’emploi est au rendez-vous dès l’obtention du diplôme.

Vous vous reconnaissez dans ce métier ?

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